MUSICA FALSA (2011) - Megadisc (Belgium)

music by Rytis Mazulis

Blow Up Magazine

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THE WIRE MAGAZINE

Cyclic Defrost: Rytis Mazulis – Musica Falsa (Megadisc Classics)

With Musica Falsa Lithuanian superminimalist Rytis Mazulis and virtuoso Italian flautist Manuel Zurria transform that wispy tin pipe into a visceral hydra-headed bludgeon. Mazulis is a composer deserving of far wider acclaim, so dense, complex and physically involving is his music, and it was to be expected that his music for this pithy instrument would wind up so muscular. Obsessed with canons, in jagged multi-tiered forms, he’s primarily written for chamber arrangements, but given the unplayability of much of his music his best release was the computer piano realisations of Twittering Machine. Zurria heard these recordings and, awe-struck, contacted Mazulis and the two worked, via email, on the pieces that comprise this recording – enthralling demonstrations of complex compositional logic realised by extreme instrumental technique. The six pieces of Musica Falsa take one of two forms: stacked and staggered repetitive canons rapidly performed, splaying out and creating various spectral effects which justify the ‘superminimalist’ tag; and slow microtonal drones which slither and crawl like a deep-sea eel. The former are the more instantly gratifying, nowhere more so than on the opening Puja, in which an expanding series of rising canons split and fizzle, the high tones developing strobe effects from close multi-tracking. Those taking the latter approach are more demanding and difficult to penetrate, but a clear sense of order pervades, regardless of how dissonant and off-kilter they sound. The title work chugs slowly to life like a rickety steam train, Zurria’s gasping flute recalling the trumpet fanfare of Klimek’s ‘True Enemies and False Friends’, while in Schisma the reverse occurs, drawn out falling tones unravelling  over 30 minutes before decaying completely, like a dying beast’s final breathes. This is captivating new music with surprises at every turn.
Joshua Meggitt

Rytis Mazulis ? Ce nom ne vous dit rien, j'oserais dire que c'est normal, moi-même n'ayant découvert ce compositeur que très récemment. Mais une chose est sûre, ses oeuvres interpellent et ne vous laisseront pas indifférent. Petite présentation de l'intéressé : né en 1961, dans la petite ville de Latvia, Rytis Mazulis est un des compositeurs Lituaniens les plus connus de la scène contemporaine actuelle. Il est l'un des dignes représentants de la tendance super-minimaliste de la musique Lituanienne, prenant en compte et utilisant toujours les mêmes principes de répétition des motifs sonores et musicaux, le tout complété par une utilisation avant-gardiste des techniques de composition électronique assistée par ordinateurs. Depuis maintenant plus de vingt ans, il a exploré les différentes formes de la musique (musique de chambre, pièces d'orchestre ou pour instrument seul) et dans Musica Falsa, Rytis Mazulis nous propose une exploration de pièces pour flûtes comme Puja, Ex une voce très, Belvedere ou encore Schisma et une approche non exhaustive de son oeuvre. Rytis Mazulis a étudié au Conservatoire National de Lituanie, où il enseigne, à son tour, la composition. Sa musique porte l'empreinte indubitable du minimalisme, que l'on retrouve aussi bien dans ses musiques de chambre, ses oeuvres vocales et chorales, ses pièces électro-acoustiques et dans ses oeuvres orchestrales. Les pièces de ce compositeur démontrent une fascination dans la technique de construction musicale en canon comme une sorte de réminiscence du chant polyphonique de la renaissance et une utilisation de structure musicale et vocale concentrique impliquant un groupe homogène d'instruments (dans le cas de Musica Falsa, les flûtes). Lui-même définissant sa technique de composition comme une sorte de canon en spirale infini. Fortement influencé par les concepts et les structures musicales de Conlon Nancarrow ou encore Giacinto Scelsi, il écrit des compositions monistiques radicales, basées seulement sur la technique du canon et complété par l'utilisation d'ordinateurs. Adepte de l'hyper-dissonance et des micro-intervalles comme le pratiquait Scelsi, ces leitmotivs musicaux se déclinent dans l'ensemble de son oeuvre. Dans Musica Falsa, ses oeuvres sont magnifiquement interprétées par Manuel Zurria à la flûte, où l'artiste peut donner ainsi libre cours à sa virtuosité et laisser la musique de Mazulis se faire tantôt lancinante tantôt très enlevée, alternant les différentes formes musicale du Compositeur. En tout cas ce qui caractérise le mieux la musique de Mazulis c'est son côté travail de laboratoire, quoique le compositeur maintienne vraiment un équilibre entre classicisme et néo-minimalisme. Un artiste à découvrir, à explorer et un auteur incontournable du courant minimaliste.

Look at the video of the live performance of Puja